La Foi Bahá’íe

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Une courte introduction

 

 

 

 

Avant-Propos

            Ce document est une tentative pour présenter de manière simple et concise la Foi Bahá’íe à des sympathisants qui souhaitent en savoir un peu plus sur la Foi. Ce texte sert ainsi de support à un exposé oral d’une heure trente minutes environ.

            Ce document a pour objectif de donner les principaux éléments pour comprendre d’une part l’émergence de la Foi Bahá’íe (Partie I) et d’autre part les principales caractéristiques de cette nouvelle religion planétaire (Partie II). Cet exposé s’appuie sur des documents cités dans les références bibliographiques. Pour en savoir plus et/ou télécharger des ouvrages de références, il suffit de se rendre sur le site Internet officiel des bahá’ís de France : http://www.bahai.fr . [5]

 

 

I. HISTOIRE [1]

 

Contexte historique

La naissance de la Foi Bahá'íe se place dans le contexte de l'attente millénariste du XIXe siècle.

Nous constatons en effet que dans toutes les religions, il y a une promesse et une attente d'une fin des temps. Les religions orientales ont le concept d'un éducateur universel qui viendra couronner leur propre oeuvre. C'est Shah Bahram pour les zoroastriens, le cinquième Bouddha pour les bouddhistes ou le dixième avatar de Vichnou pour les hindous. Dans les révélations sémitiques, les juifs attendent le prince de la paix; les chrétiens, la seconde venue du Christ et les musulmans, la double sonnerie de trompette représentée par le Qa'im et l'Imam Husayn pour les Shi'ites ou le Mahdi et le retour de l'Esprit de Dieu (le Christ) pour les sunnites. A plusieurs endroits du Nouveau Testament, la seconde venue du Christ est évoquée "dans la gloire du Père" [Mc 8,38; Mt 16,27 et Lc 9,26, passages parallèles]. Cette annonce se trouve au cœur des chapitres appelés "les apocalypses des synoptiques" que sont les chapitres 13 de Marc, 24 de Matthieu et 21 de Luc. Le temps où cette seconde venue doit se faire est celui annoncé par le prophète Daniel après les 2.300 jours où régnera l'abomination de la désolation. Plusieurs commentateurs chrétiens font démarrer cette date à l'édit d'Artaxersès de 457 B.C. et aboutissent ainsi à 1843-44, date de la déclaration du Bâb, précurseur de Bahá'u'lláh.

C'est donc au début de ce siècle que Miller aux Etats-Unis, entre autres, annonce  le jugement dernier et de ce fait le retour imminent du Christ en basant ses calculs sur certains passages de l'Ancien Testament, notamment le Livre de Daniel, comme nous venons de le voir.  Pour replonger dans ces évènements, lire le passionnant ouvrage de William SEARSVoleur dans la nuit. [4]

 

D’autre part, à la même époque, apparaît en Iraq, dans la région de Karbilá, une école Shaykhisme qui insiste sur le fait que le jour du jugement dernier sera précédé de l'apparition de l'Imám caché et que celui-ci était en fait déjà vivant parmi eux. Les disciples de cette école partirent donc à sa recherche. C’est ainsi que l’un d’entre eux, Mullá Husayn, se dirigea avec quelques compagnons vers la ville de Chíráz, en Perse (Iran, milieu shiite), dans la région appelée Elam dans l'Ancien Testament.  Arrivé aux portes de la ville, il rencontra un jeune homme qu'il connaissait parce que celui-ci avait assisté à quelques cours donnés par l’école Shaykhisme.

 

 

 

 

Le Báb & le Babisme

Le jeune homme que rencontre Mullá Husayn s'appelle Siyyed 'Alí Muhammad. Il est né le 20 octobre 1819 à Chíráz  (Iran) dans une famille de marchands. Il était Siyyed à la fois par son père et par sa mère, il était donc un descendant du prophète Mahommet.  Comme son père était décédé peu après sa naissance, il fut élevé par un oncle maternel qui le confia à un précepteur pour lui donner une instruction élémentaire. Mais celui-ci, après quelques leçons, reconduisit l'élève à son tuteur car il estimait n'avoir rien à lui apprendre. Le jeune 'Alí Muhammad n'eut donc aucune instruction théologique comme en recevaient ceux qui se destinaient à être mullá.

Dans les années 1843 et 1844, il fut l'objet d'expériences mystiques, et dans la nuit du 23 Mai 1844, Siyyed 'Alí Muhammad se proclama l'Imám caché et pris le titre de Báb, qui veut dire « la Porte » en Persan. Rapidement, pendant les jours qui suivirent, dix-huit personnes reconnurent spontanément le Báb formant un groupe de disciples connus sous le nom des dix-huit Lettres du Vivant. Le Báb et ses dix-huit disciples forment la première Unité du babisme. Parmi ces 18 disciples, il y avait une femme, Fátimih.

 

L'histoire du bábisme est tumultueuse car il apparaît rapidement que le Báb est une Manifestation de Dieu apportant un nouveau livre et une nouvelle loi. Ce livre sacré écrit en persan et en arabe prend le nom de Bayán. Il fonde donc une nouvelle religion : le Babisme et les fidèles sont appelé les bábís.

 

L'exécution du Báb eut lieu le 9 juillet 1850 dans la cour de la caserne de Tabríz. Le Báb est accepté par les bahá'ís comme l'auteur d'une révélation nouvelle. Il est une Manifestation de Dieu à part entière et a le même rang que tous les autres messagers divins. Mais en même temps, il se présente comme le précurseur d'une révélation plus importante que la sienne, il dira :

"Tout ce qui a été révélé dans le Bayán n'est qu'une bague à mon doigt, et en vérité je ne suis moi-même qu'une bague au doigt de celui que Dieu rendra manifeste..."

 

            Dans la Foi Bahá’íe, on considère que le Báb, ferme l’ancien « cycle Adamique » de 6 000 ans et ouvre un nouveau cycle de 500 000 ans. La Foi Bahá’íe représente en elle-même un cycle de 1000 ans.

 

La Foi Bahá’íe & Bahá’u’lláh

La Naissance

Le porteur de cette nouvelle révélation plus importante n'est autre que Mírzá Husayn ‘Ali Nuri (appelé Jenab-i-Bahá par le Báb) qui prendra plus tard le titre de Bahá'u'lláh, qui veut dire en persan « la Gloire de Dieu ».

 

Il est né le 12 novembre 1817 dans une famille riche et importante. Son père Mírzá Abbás est un descendant du dernier empereur sassanide. Bahá'u'lláh a donc une origine zoroastrienne, mais il a aussi une origine sémitique car sa famille remonte à Ketura, la troisième femme d'Abraham. C'est un enfant exceptionnel. Il passait plusieurs mois de l'année dans le palais de Tákur une ville d’Iran où il reçut l'éducation habituelle des gens fortunés.  Il fut confié à des tuteurs qui lui apprirent la calligraphie et la lecture du Coran. Toutefois, il ne fréquenta pas les écoles théologiques; son savoir sera donc inné comme le fut celui du Báb. À 14 ans, sa réputation était déjà grande pour ses commentaires et ses interprétations inédites du Coran et des traditions. Bahá'u'lláh accepta la déclaration du Báb à l'âge de 27 ans. Il abandonna tout pour se consacrer à la cause du Báb. Il fit de nombreuses conversions dans sa propre famille et aussi parmi des personnages importants. Mais, ayant pris à plusieurs reprises la défense du Báb, le Premier ministre en fonction à l’époque avait réussi à obtenir du Sháh d’Iran un ordre d'arrestation de Bahá'u'lláh qui fut reçu par le nouveau Grand Vizír. Celui-ci était persuadé que les bábís résistaient à cause du soutien accordé par Bahá'u'lláh et il lui offrit un poste important, celui de Chef de la Cour, mais Bahá'u'lláh refusa. 

 

La Révélation

Bahá'u'lláh finit par être arrêté et jeté dans la fosse noire du Siyáh-Chál, une prison terrible où se trouvaient déjà une quarantaine de bábís, mais aussi une centaine de prisonniers de droit commun. Le séjour de Bahá'u'lláh dans cette prison dura quatre mois dans des conditions d'hygiène et de souffrances inimaginables. Ce séjour dans la prison du Síyáh-Chál est un des événements majeurs de la vie de Bahá'u'lláh. C'est en effet au cours de ce moment d'intense désespoir que la révélation descendit sur lui et que s’est imposé à lui la certitude d'être celui que Dieu a choisi, c'est-à-dire celui que Dieu doit manifester selon les termes employés par le Báb.

"O Roi ! Je n'étais qu'un homme comme les autres, endormi sur ma couche, et voici que les brises du Très-Glorieux ont soufflé sur moi et m'ont donné la connaissance de tout ce qui a été. Cela ne vient pas de moi mais de Celui qui est tout-puissant et omniscient... Tandis que je sombrais sous le poids des afflictions, j'entendis au-dessus de ma tête, une voix merveilleuse et infiniment douce qui m'appelait. Levant les yeux, j'aperçus une créature virginale, personnification du nom de mon Seigneur, qui flottait dans l'espace devant moi... montrant ma tête du doigt, elle s'adressa à tous ceux qui sont au ciel et à tous ceux qui sont sur la terre, en ces termes:

‘Au nom de Dieu, voici le Bien-aimé des mondes et cependant vous ne le comprenez pas. Voici la Beauté de Dieu parmi vous, et la puissance de sa souveraineté en vous, si seulement vous pouviez le comprendre. Celui-ci est le mystère de Dieu et son trésor, la cause de Dieu et sa gloire pour tous ceux qui sont dans les royaumes de la révélation et de la création, si vous êtes de ceux qui perçoivent. En vérité, nous te rendrons victorieux par toi-même et par ta plume. Ne t'afflige pas à cause de ce qui t'est arrivé et ne sois pas effrayé, car tu es en sécurité. Bientôt Dieu fera paraître les trésors de la terre: des hommes qui t'aideront par toi-même et par ton nom, avec lesquels Dieu a ranimé les coeurs de ceux qui l'ont reconnu’."

 

Le Sháh dut se résoudre à libérer Bahá'u'lláh après les résultats de l'enquête exigée par un haut responsable politique russe.

 

Le Bannissement & premier Exil – 10 ans

Il n'en ordonna pas moins le bannissement à vie de Bahá'u'lláh qui avait un mois pour quitter la Perse. Tous les biens de Bahá'u'lláh avaient été confisqués, il n'avait donc plus de maison. Le 12 janvier 1853, Bahá'u'lláh et sa famille, accompagnés d'un représentant du gouvernement persan et d'un officiel de la légation russe, prirent la route de Bagdad en Iraq où ils arrivèrent le 3 avril 1853 après un voyage éprouvant au cœur de l'hiver.

 

Retraite de Bahá'u'lláh

Mais Bahá'u'lláh décide de quitter Bagdad le 10 avril 1854 pour vivre en solitaire dans les montagnes du Kurdistan, sans dire à personne où il allait. Son souvenir est encore présent aujourd'hui parmi les descendants de ces populations.

Ce fut l'occasion de la révélation de quelques écrits d'une grande profondeur spirituelle où Bahá'u'lláh évoque la gloire du très grand Esprit de Dieu qui descend sur lui (les 7 vallées, les 4 vallées, les Paroles Cachées (1858), le Livre de la Certitude (1862), et d’autres). Pendant ce temps à Bagdad, la situation de la communauté bábíe se dégradait de plus en plus. Par une série de circonstances, la famille de Bahá'u'lláh eut connaissance de l'existence d’un sage au savoir exceptionnel vivant en ermite dans les montagnes du Kurdistan. Elle dépêcha des émissaires pour prier Bahá'u'lláh de rentrer à Bagdad, ce qu'il fit le 19 mars 1856, soit après une absence de deux années.

 

Déclaration de Bahá'u'lláh

L’ascendant que prenait Bahá'u'lláh sur la plupart de ceux qu'il rencontrait rendait très nerveux le consul persan à Bagdad et des personnages intrigants essayèrent même de faire assassiner Bahá'u'lláh, mais le brigand recruté fut incapable d'accomplir son forfait dès qu'il fut en sa présence. Finalement, Bahá'u'lláh reçu l’ordre de quitter Bagdad avec sa famille sous la pression des autorités Persanes pour se rendre à la Cour d’Istanbul, en turquie. La communauté de Bagdad s'était rassemblée pour fêter le Naw Ruz ou nouvel an Perse de l'année 1863. Dix années s'étaient écoulées depuis l'arrivée à Bagdad. Les bábís étaient joyeux, ils avaient un guide, ils étaient bien considérés par la plupart des gens et étaient unis dans leur amour pour Bahá'u'lláh. Mais au cours de la fête de Naw Ruz, Bahá'u'lláh révéla une épître qui, après une évocation mystique de l'action de l'Esprit Saint, fait allusion à des souffrances à venir. Les préparatifs du départ furent finalement entrepris.

Bahá'u'lláh quitta sa maison de Bagdad le 22 avril 1863 pour se rendre sur les berges du Tigre où une embarcation l'attendait pour le transporter sur l'autre rive et gagner le jardin mis à sa disposition et qui sera appelé plus tard « jardin du Ridván ». Bahá'u'lláh resta douze jours dans ce jardin au cours desquels il reçut la visite de nombreux disciples et admirateurs. C'était le printemps et le jardin était rempli de fleurs, des roses notamment que Bahá'u'lláh évoquera fréquemment dans ses écrits. Chaque jour, en effet, il révélait une épître que son secrétaire chantait aux amis rassemblés. Bahá'u'lláh déclara sa mission à ses compagnons dès le premier jour et annonça avec beaucoup de joie l'inauguration de la fête de Ridván. Cette déclaration était attendue par beaucoup de compagnons de Bahá'u'lláh, non seulement à cause des nombreuses allusions qui se trouvent dans les écrits de la période de Bagdad comme les Sept vallées, les Paroles cachées ou le Livre de la Certitude, mais aussi parce que le comportement de Bahá'u'lláh s'était modifié au cours des derniers mois.

 

Bahá'u'lláh fit trois déclarations importantes le premier jour de son séjour dans le Jardin de Ridván :

·         Il interdit le port de tout type d'armes.

·         Il annonça qu'il n'y aurait pas de nouvelle Manifestation de Dieu avant une période d'au moins mille ans.

·         Il déclara que maintenant tous les noms et attributs de Dieu étaient pleinement manifestés dans les choses créées, ce qui impliquait l'avènement d'un nouveau Jour et d'une nouvelle capacité en toutes choses.

 

Le Bannissement  & le deuxième Exil

Bahá’u’lláh quitte Bagdad avec sa famille en direction de Constantinople. C'est pendant le séjour à Constantinople que Bahá'u'lláh écrivit ce chef d’œuvre de poésie persane qui dévoile les mystères de l'être humain et indique comment l'homme peut atteindre les sommets de gloire car il est, en réalité, une manifestation du Divin, puisqu'en lui se reflète la lumière de Dieu et qu'en lui sont déposés les signes et les attributs de Dieu, même si ceux-ci restent latents attendant qu'ils se manifestent grâce aux efforts de l'homme pour purifier son cœur.

 

Troisième & Quatrième Exil – la dernière Prison

Bahá'u'lláh est une nouvelle fois bannie de Constantinople pour être transféré à Andrinople, puis finalement d’Andrinople à Saint Jean d’Acre près de Haïfa en terre sainte, où ils débarquèrent dans l'après-midi du 31 août 1868. Ils furent dirigés vers la prison que Bahá'u'lláh a appelé par la suite "la plus grande prison". La vie était extrêmement pénible pour les prisonniers, victimes de maladies, comme la malaria ou la dysenterie. C'est surtout 'Abdu'l-Bahá, le fils de Bahá'u'lláh, qui prenait soin de chacun veillant sur la nourriture et la boisson. Le sultan avait ordonnait le plus strict emprisonnement, interdisant tout contact avec la population. Les autorités espéraient ainsi que Bahá'u'lláh et sa famille ne survivraient pas à un tel régime. Mais les autorités locales répugnaient de plus en plus à faire une stricte application de ces instructions. L'hostilité montrée par la population à l'arrivée des exilés faisait déjà place progressivement au respect et à la révérence. Les portes de la prison s'ouvrirent finalement.

 

C'est dans à cette période que Bahá'u'lláh, dans le courant de l'année 1873, termina son Très-Saint Livre, le Kitáb-i-Aqdas, qui contient l'essence même de sa proclamation au monde, achève la série des lettres adressées aux Souverains de l'époque, définit son rang de la Manifestation de Dieu, promise par toutes les écritures, établit son alliance avec ses disciples par la désignation de 'Abdu'l-Bahá comme son successeur et interprète de ses écrits, jette les fondations de son ordre administratif et énonce les lois de la nouvelle civilisation.

 

Lors de sa quatrième visite à Haïfa en 1891, Bahá'u'lláh indiqua à 'Abdu'l-Bahá l'endroit précis où devait s'élever le mausolée destiné à abriter le corps du Báb qui avait été amené de Perse. Il visita la caverne d'Elie, surplombée par le couvent des carmélites. Il s'arrêta à proximité du couvent sur un promontoire et révéla l'épître du Carmel dans laquelle il décrit le destin de la montagne qu'il compare à l'arche d'alliance et qui sera destinée à abriter les institutions internationales de la Foi Bahá'íe (La Maison Universelle de Justice).

 

A l'aube du 29 mai 1892, huit heures après le coucher du soleil, survint l’ascension de Bahá'u'lláh, dans sa soixante-quinzième année. La nouvelle du décès de Bahá'u'lláh fut communiquée au sultan dans un télégramme qui commençait par ces mots: "Le soleil de Bahá s'est couché". Le télégramme informait le sultan du projet d'enterrer les restes de Bahá'u'lláh dans l'enclos du manoir de Bahjí, souhait auquel le sultan donna son accord. Il fut inhumé peu après le coucher du soleil, le jour même de son décès, dans une pièce contiguë à l'une des maisons occupées par sa famille et qui est aujourd'hui le tombeau sacré, objet de pèlerinage de milliers de croyants chaque année. Pendant une semaine, un grand nombre de visiteurs, riches ou pauvres, vinrent partager la douleur de la famille. Des notables de toute confession, chiites, sunnites, druzes, chrétiens, juifs, des poètes, 'ulama' et fonctionnaires venaient témoigner leur respect. Des hommages semblables parvinrent de villes lointaines, telles Damas, Alep, Beyrouth et le Caire.

 

Ainsi se terminait la seconde période de l'âge apostolique de la foi bahá'íe. Le premier avait été la courte période de neuf années du ministère du Báb. Le ministère de Bahá'u'lláh avait duré trente-neuf ans.

 

La Foi Bahá’ie & 'Abdu'l-Bahá

Une troisième période allait clôturer cet âge apostolique, les vingt-neuf années du ministère de 'Abdu'l-Bahá, désigné comme Centre de l'alliance de Bahá'u'lláh avec les croyants et l'interprète de ses écrits. Au total cela fait soixante-dix-sept ans de révélations et d'interprétations dont les écrits authentiques sont conservés pour servir de base à une communauté qui allait s'étendre très rapidement à tous les pays du monde.

L'Histoire de la Foi Bahá'íe gravite donc autour de trois figures centrales que sont le Báb, Prophète-héraut d'une nouvelle Révélation, Bahá'u'lláh, fondateur de la Foi Bahá'íe, et son fils ‘Abdul'Bahá, centre de son alliance avec les croyants et unique interprète autorisé des Ecritures Bahá'íes. Le nom civil de ‘Abdul’Bahá est Abbas Effendi. Le titre ‘Abdul’Bahá veut dire en Persan, le « serviteur de la Gloire de Dieu ». ‘Abdul’Bahá est né en 1844, la date de la proclamation du Báb et il est décédé en 1921 à Haïfa en terre sainte.

 

La Foi Bahá’íe & Shoghi Effendi

Il faut ajouter un quatrième personnage, Shoghi Effendi. En effet, le testament de ‘Abdul'Bahá désignât comme "Gardien de la Foi" et seul interprète des Ecrits Saints l’aîné de ses petits-fils, Shoghi Effendi. C'est sous son gardiennat que la Foi Bahá'íe connut une expansion mondiale. A sa mort en 1957, grâce à ses efforts énergiques, la Foi Bahá'íe était implantée dans à peu près tous les pays du monde. La tombe de Shoghi Effendi se trouve en Angleterre.

 


II. LA FOI BAHÁ’ĺE [5]

La religion a pour objet la transformation de l’individu, dont dépend la transformation de la société. Ce travail que chacun doit s’efforcer d’accomplir sur lui-même est essentiel. De plus comme l’écrit Jean-Marc Lepain, la compréhension du domaine spirituel est une des tâches premières de la philosophie de Bahá'u'lláh donc de tout Bahá’í au travers du premier principe de la Foi Bahá’íe qui est « la recherche personnelle et individuelle de la vérité ». « L’homme n’est pas homme par son corps mais par son âme. Cherchez la vérité, la vérité vous rendra libres» ‘Abdu’l-Bahá

 

Un certain nombre de règles guident l’individu, et donc la société, dans sa vie quotidienne. Nous allons donc présenter dans les paragraphes suivants quelques aspects de la Foie Bahá’íe :

 

Concept pivot de la Foi Bahá’íe

Les 11 Principes ou Lois Bahá’ís

Le Calendrier Bahá’í

Les Fêtes Bahá’íes

Les Symboles Bahá’ís

            Les Prières obligatoires Bahá’íes

            Le Jeûne Bahá’í

                Les Maisons d’Adorations Bahá’íes

            Le Pèlerinage Bahá’í

            Le Droit de Dieu

            Les Institutions Bahá’íes

La Consultation Bahá’íe

Les Ecrits Bahá’ís

Qu’est ce qu’un Bahá’í

La Foi Bahá’íe en France

Sites WEB Bahá’í

Coordonnées en France – l’Assemblé Nationale Bahá’íe de France

 

Concept pivot de la Foi Bahá’íe – « Unité du Genre Humain ».

 

La Foi Bahá’íe offre à l'humanité la réconciliation entre toutes les religions par la reconnaissance de leur authenticité et par l’énoncer du principe de la révélation progressive. Elle donne aux Ecritures une interprétation symbolique et spirituelle qui les réconcilie avec la science, en proclamant leur relativité respective en matière de connaissance et de compréhension. Elle appelle enfin les peuples à construire une nouvelle civilisation qui doit englober toute la planète pour accéder à la Très Grande Paix par des étapes successives où les forces politiques, économiques et sociales seront forcées de créer des institutions internationales responsables du sort de l'humanité en attendant que celle-ci se tourne enfin vers son créateur pour reconnaître la source de l'Esprit qui anime toute la création afin d'instaurer le Royaume de Dieu sur la terre.

 

Les 11 Principes ou Lois Bahá’ís [6, 7]

 

« Les véritables principes de la cause bénie de Dieu sont les onze lois. Il faut vous efforcer de vivre et d’agir toujours en conformité absolue avec les enseignements et les lois de Bahá’u’lláh, afin qu’en tous vos actes, chacun puisse voir que vous êtes, en paroles et en actions, des disciples de la Perfection bénie. En vérité, votre lumière éclairera le monde entier, et votre spiritualité agira profondément sur les choses. Vous deviendrez véritablement les torches enflammées du globe terrestre. Ne craignez rien, ne soyez pas effrayés, car votre lumière traversera les ténèbres les plus épaisses. Levez-vous et servez la puissance de Dieu ! » ‘Abdu’l-Bahá.

 

1er Principe : Recherche personnelle et indépendante de la vérité.

   La vérité est une et les différences qui paraissent exister parmi les nations proviennent seulement de l’attachement des êtres humains à leurs idées préconçues, aux préjugés, aux superstitions traditionnelles du passé et au dogmes. Chaque être doit abandonner les préjugés de la tradition s’il veut réussir à trouver la vérité au cœur de toutes les religions. La lumière est bonne quelle que soit la lampe dans laquelle elle brille. La vérité est la même dans toutes les religions et, par elle, l’unité du monde peut être réalisée. « Cherchez la vérité, la vérité vous rendra libres ».

 

2ème Principe : Unité de l'humanité dans le respect de sa diversité.

   Le Dieu un, tout amour, répand sa grâce et sa faveur divines sur tous les humains. Tous les être humains sont les serviteurs d’un Dieu unique. La même pluie les a tous arrosés, le même soleil ardent les a tous fait croître et la même brise les a tous rafraîchis. Tous les êtres sont égaux devant Dieu. C’est pourquoi toutes les nations et tous les peuples doivent se considérer comme frères. « Ce sont les préjugés raciaux, nationalistes, religieux et les préjugés de classe qui ont été la cause de la destruction de l’humanité ». L’unité est nécessaire à l’existence ; l’attraction, l’harmonie, l’unité et l’amour sont les causes réelles de la vie. La répulsion, la discorde, la haine et la séparation conduisent à la mort. Bahá’u’lláh a proclamé l’unité du genre humain. « Tous les hommes sont les feuilles et les fruits d’un seul et même arbre ». Ils ont la même origine. Tous les peuples et toutes les nations forment une seule famille.

 

3ème Principe : Tolérance religieuse, la religion cause d’amour et d’amitié.

    La religion devrait unir les cœurs et faire disparaître les guerres et les dissensions de la surface de la terre. Elle devrait faire naître la spiritualité et donner la vie et la lumière à chaque âme. La religion doit être le fondement principal de l’amour et de l’unité et la cause de l’unicité. « Si la religion devient une cause d’inimitié, de haine et de division, mieux vaudrait qu’elle n’existât pas. Abandonner une telle religion serait un véritable acte religieux et vivre sans une telle religion est préférable ».

 

4ème Principe : Accord de l'esprit scientifique et des concepts religieux.

   La religion et la science sont entrelacées et ne peuvent pas être séparées. « Nous pouvons comparer la science à une aile et la religion à une autre aile. Pour voler, l’oiseau a besoin de deux ailes ; une seule aile lui serait inutile ». Si l’être humain essayait de voler avec l’aile de la religion seulement, il tomberait bientôt dans le marécage de la superstition, tandis que, d’autre part, avec l’aile de la science seulement, il ne ferait aucun progrès mais sombrerait dans la fondrière désespérante du matérialisme. La vraie religion et la science ne sont pas en contradiction. Lorsqu’une religion est en opposition avec la science, elle devient une pure superstition, car l’ignorance est le contraire de la connaissance. Efforçons-nous sincèrement d’être des instruments d’union entre la religion et la science. Si la religion était en accord avec la science, et si toutes deux progressaient côte à côte, cela mettrait fin à bien des haines et des animosités qui, actuellement, plongent la race humaine dans la détresse.

 

5ème Principe : Abandon de toutes les formes de préjugés.

   Les préjugés de religion, de race, de couleur, de nation et de politique, ou de secte détruisent les fondations de l’humanité, et la haine basée sur la religion est toujours la plus cruelle. Toutes les causes de division du monde, la haine, les guerres désastreuses, avec leur cortège de misère et de carnage sont dues à l’un des ces préjugés. « Ces préjugés sont la ruine du genre humain ».  Devant Dieu, le monde entier doit être considéré comme un seul pays, toutes les nations comme une seule nation, tous les êtres humains comme appartenant à une seule race. Soyons donc humbles, sans préjugé, préférant le bien des autres à notre bien personnelle. Instruisons l’ignorant. Prenons soin du jeune enfant jusqu’à son âge mûr. Quand nous rencontrons un être tombé dans un abîme de misère ou de péché, nous devons être bons pour lui, le prendre par la main, l’aider à reprendre pied et à retrouver ses forces. « Nous n’avons aucun droit de considérer nos compagnons mortels, quels qu’ils soient, comme des êtres mauvais ». Dieu n’a pas créé les êtres humains pour qu’ils se détruisent mutuellement, les conquêtes sont tellement éphémères !

 

6ème Principe : Elimination des extrêmes de richesse et de pauvreté.

   L’un des principes les plus importants de l’enseignement de Bahá’u’lláh est le droit de chaque être humain à la vie, au repos et à un certain degré de bien-être. Personne ne devrait mourir de faim. Chacun devrait avoir des vêtements en suffisance. L’un ne devrait pas vivre au milieu d’un luxe excessif, tandis que l’autre n’a aucun moyen d’existence. L’ajustement des conditions de vie doit être tel que la pauvreté des peuples disparaisse et que chacun, autant que possible et suivant son rang et sa position, ait sa part de confort et de bien-être. « Il importe de limiter les fortunes et aussi de limiter la pauvreté. Ces extrêmes ne sont pas justes. Quand on voit la pauvreté aller jusqu’à la famine, c’est un signe certain que la tyrannie se cache quelque part». Ainsi, l’égalité et la fraternité doivent être établies parmi tous les membres de l’humanité, cela est conforme à la Justice. Tous les êtres humains doivent être également traités, ceci est inhérent à la nature même de l’humanité.

 

 

 

7ème Principe : Egalité des l'hommes devant la loi. 

   C’est la Loi qui doit régir la société et non pas l’individu. « Les lois de Dieu ne sont pas des contraintes provenant d’une volonté, d’un pouvoir ou d’un bon plaisir, mais des résolutions dictées par la vérité, la raison et la justice ».  Tous les êtres humains sont égaux devant la loi qui doit régner de façon absolue. L’objet de la punition n’est pas la vengeance mais la prévention du crime. Personnes ne doit avoir de privilège particulier. Chaque être humain a été placé à un poste d’honneur qu’il ne doit pas déserter. L’humble ouvrier qui commet une injustice mérite le même blâme qu’un tyran célèbre. Ainsi, nous avons tous le choix entre la justice et l’injustice. La Justice doit être une aspiration sacrée. Quand la justice parfaite régnera dans tous les pays d’Orient et d’Occident, la terre deviendra une planète de beauté.

 

8ème Principe : Paix Universelle & Adoption d'une langue auxiliaire universelle.

   Bahá’u’lláh annonça la venue de la Plus Grande Paix. « Un tribunal suprême sera établi par les peuples et les gouvernements de toutes les nations ». Il se composera des membres élus par ces pays et ces gouvernements. Les membres de ce grand conseil s’assembleront dans un esprit d’unité. Tout litige d’ordre international sera soumis à cette cour dont le rôle sera d’arbitrer tout ce qui, autrement, serait une cause de guerre.

   « L’un des grands pas vers la paix universelle serait l’établissement d’une langue universelle ». Elle rendrait possible les relations avec tous les pays. Il suffirait ainsi de connaître deux langues seulement : la langue maternelle et la langue universelle. Cette dernière permettrait à un homme de communiquer avec n’importe qui dans le monde. La diversité des langues est l’une des causes les plus fécondes de méfiance et d’animosité entre les nations. Si tout les être humains pouvaient parler la même langue, comme ce serait plus facile de servir le genre humain.

 

9ème Principe : Non ingérence de la religion dans la politique.

   Bahá’u’lláh enseigna que les cœurs des être humains doivent recevoir la bonté du Saint-Esprit afin que la civilisation spirituelle soit établie. Car la civilisation matérielle ne peut satisfaire les besoins de l’humanité et ne peut être la source de son bonheur. La civilisation matérielle est comme le corps et la civilisation spirituelle comme l’âme. Le corps ne peut vivre sans l’âme. La religion se rapporte aux nécessités de l’âme, de l’esprit ; la politique se rapporte aux nécessités des affaires du monde. La religion touche aux questions du cœur, de l’esprit et de la morale ; elle inspire, elle éclaire ; la politique concerne le côté matériel de la vie. La religion travaille à éveiller les aspirations spirituelles et s’efforce d’élargir la compréhension et les connaissances des humains dans ce domaine, de perfectionner la morale et de développer l’amour de la justice. « Rendez à césar ce qui appartient à césar, et à Dieu ce qui appartient à Dieu. » (Les Evangiles).

 

10ème Principe : Egalité des droits de l'homme et de la femme.

   « Les femmes ont des droits égaux à ceux des hommes sur la terre ». En matière religieuse comme dans la société, leur rôle est de première importance. Tant que les femmes seront empêchées d’exercer leurs plus hautes capacités, les hommes resteront incapables d’atteindre à la haute condition qui pourrait être la leur. La justice divine exige que les droits des deux sexes soient également respectés puisque, au regard de Dieu, aucun des deux sexes n’est supérieur à l’autre. Pour Dieu, la dignité ne dépend pas du sexe mais de la pureté et de l’éclat du cœur. Les vertus humaines sont données à tous de manière équivalente.

 

11ème Principe : Puissance de l’Esprit Saint.

   « C’est seulement par la force de l’Esprit Saint que l’être humain est capable de progresser, car la puissance de l’être est limitée, alors que la puissance divine est sans bornes ». Le développement spirituel ne peut avoir lieu que par le souffle de l’Esprit Saint. Le monde aura beau progresser et embellir merveilleusement, il ne sera jamais qu’un corps sans vie s’il n’a pas d’âme, car c’est l’âme qui anime le corps. Celui-ci n’a, par lui-même, aucune signification réelle. L’Esprit Saint est la source d’énergie dans la vie humaine. Un homme humble, sans instruction, mais rempli de l’Esprit Saint est plus puissant que l’érudit le plus accompli de noble naissance, mais dénué de cette inspiration divine. Celui qui a été formé par cet Esprit divin peut, pendant sa vie, guider les autres vers ce même esprit. L’instructeur spirituel prouve sa conviction dans la valeur de sa propre doctrine en vivant lui-même ce qu’il recommande aux autres. « Détournez votre attention de votre propre moi limité et fixez-la sur la splendeur éternelle. Vos âmes recevront alors pleinement la force divine de l’Esprit Saint et les bénédictions de la bonté divine. »

Le Calendrier Bahá’í

Le calendrier bahá’í présente la particularité d’être composé de 19 mois de 19 jours. Afin de coïncider avec l’année du calendrier grégorien, des jours intercalaires (Ayyám'i'há) sont placés avant le dernier mois de l’année qui commence le 2 mars et correspond à une période de jeûne de 19 jours. Le nouvel an correspond à l’équinoxe de printemps le 21 mars de chaque année.

Les mois portent le nom d’attributs de Dieu : Bahá ou Splendeur qui commence le 21 Mars ; Jalál ou Gloire ; Jamál ou Beauté ; Azamat ou Grandeur ; Nur ou Lumière ; Rahmat ou Miséricorde ; Kalimát ou Paroles ; Kamál ou Perfection ; Asmá’ ou le mois des Noms ; ‘Izzat ou Puissance ; Mashiyyat ou Volonté ; ‘Ilm ou Connaissance ; Qudrat ou Pouvoir ; Qwal ou Discours ; Masá’il ou Questions ; Sharaf ou Honneur ; Sultán ou Souveraineté ; Mulk ou Empire ; - 4 jours intercalaires (Ayyiám’i’há) - ‘Alá ou Elévation (mois du jeûne Bahá’í).

Les jours bahá'ís commencent au couché du soleil, ainsi que les mois. Le Nouvel An Bahá'í commence donc le 20 Mars au coucher du soleil. En fait, chaque nouveau mois bahá'í commence par une fête dite "fête des 19 jours".

 

Les Fêtes Bahá’ies

Le cœur de la vie communautaire bahá’íe est la Fête des dix-neuf jours. Les bahá’ís sont encouragés à célébrer cette rencontre mensuelle, qui est ouverte aux adultes et aux enfants. La Fête comprend trois parties : spirituelle, consultative et sociale. La Fête, réunissant ainsi l’adoration religieuse, la participation démocratique à la gestion de la communauté et le plaisir d’être ensemble, présente les éléments qui forment la base même de la société. Le programme de la Fête s’adapte à une grande variété de besoins culturels et sociaux. La musique est souvent une composante du programme, reflétant le cadre géographique et culturel des participants à la Fête.

Partie Spirituelle

Pendant la partie spirituelle, des prières et des extraits des textes sacrés, choisis occasionnellement dans les écrits d’autres religions, sont lus à haute voix et offerts à la méditation.

Partie Consultative

La partie consultative de la Fête comprend le rapport des activités de la communauté bahá’íe locale et d’autres communautés, la consultation sur les affaires de la Foi, et la réflexion sur le progrès réalisé sur le plan local. Les membres de la communauté ont ainsi l’occasion de se familiariser avec les directives et les écrits de la Foi et de faire des suggestions à leur Assemblée spirituelle locale. Les consultations sont de la plus grande importance ; elles permettent à chaque membre d’avoir un droit de regard et de donner son avis et ses propositions concernant les affaires de la communauté, constituant ainsi, une arène démocratique, fondement de la vie sociétale.

Partie Sociale

Quant à la partie sociale, c’est le moment d’exprimer amitié, hospitalité et amour, de partager ensemble une légère collation, ne serait-ce qu’un verre d’eau. De la musique choisie avec soin, des causeries inspirantes et des présentations faites par les enfants sont des façons créatives d’animer, de façon digne et joyeuse, cette partie de la Fête.

 

En plus de la fête de Naw-Rúz (nouvel an Bahá’i), des fêtes de 19 jours, il y a les fêtes relatives aux commémorations des jours saints Bahá'ís. Il n’existe ni clergé, ni rites, ni offices religieux dans la foi bahá’íe. Ainsi, la commémoration des jours saints bahá’ís consiste en la lecture de prières, tirées des écrits bahá’ís et parfois des écrits d’autres religions, et de passages pertinents d’ouvrages relatant l’histoire bahá’íe. Souvent des présentations artistiques (musique, danse, théâtre, poésie) complètent le programme. Les fêtes importantes sont :

13 de Jalál (21 Avril) : Fête de Ridván

7 de Azamat (23 Mai) : Déclaration du Báb & Naissance de ‘Abdul’Bahá

13 de Azamat (29 Mai) : Ascension de Bahá’u’lláh

16 de Rahmat (9 Juillet) : Martyr & mort du Báb

5 de ‘Ilm (20 Octobre) : Naissance du Báb

9 de Qudrat (12 Novembre) : Naissance de Bahá’u’lláh

4 de Qwall (26 Novembre) : Jour de l’Alliance

6 de Qwall (28 Novembre) : Ascension de ‘Abdu’l-Bahá

 

            Le calendrier Bahá’í commence en 1844 du calendrier Grégorien. Nous sommes en 163 E.B.

 

Les Symboles

Etoile du Báb

 

 

 

 

 

 

Une simple étoile à neuf branches est généralement le symbole de la Foi Bahá'íe. Le chiffre 9 a une signification dans la Révélation Bahá'íe. Une étoile à dix neuf branches est également un symbole de la Foi Bahá'íe.

 

 

 

 

 

 

 

 


Le plus grand Nom "Ya Bahá'u'l'-Abhá" qui veut dire "O gloire du Très Glorieux".

 

Transcription calligraphique                                      Transcription symbolique

 

 

 

 

 

 


Les Prières obligatoires

Les prières prescrites au quotidien sont au nombre de trois. Le croyant peut choisir en toute liberté l'une de ces trois prières. Toutefois, il doit en réciter une en tenant compte des directives qui l'accompagnent (extrait d'une lettre écrite de la part de Shoghi Effendi). Les termes "matin", "midi" et "soir" se référant aux prières prescrites, signifient respectivement la durée entre le lever du soleil et midi, entre midi et le coucher du soleil, et entre le coucher du soleil et deux heures après celui-ci.

 

Le Jeûne Bahá’í

La période de jeûne est un moment particulier dans la vie d'un bahá'í. Le jeûne bahá’í est observé pendant une période de 19 jours, du 2 au 21 mars. Pendant le jeûne, les bahá’ís s’abstiennent de toute nourriture ou boisson du lever au coucher du soleil. Il s’agit d’un moment de régénération spirituelle marqué par la prière et la méditation. Cette période prend fin avec la fête de Naw-Rúz (ou nouvel an). Il est important de souligner que les enfants en dessous de 15 ans, les femmes enceintes ou allaitant, les personnes âgées, les malades, les voyageurs et les travailleurs de force sont exemptés du jeûne. ‘Abdu’l-Bahá écrit : « Le jeûne est un symbole. Jeûner signifie s’abstenir de tout désir. [...] Mais se passer uniquement de nourriture n’a aucun effet sur l’esprit. C’est uniquement un symbole, un rappel. Autrement, cela n’a aucune importance. Jeûner pour atteindre le détachement ne signifie pas s’abstenir entièrement de nourriture. La règle d’or est : ni trop ni trop peu. La modération est nécessaire. » (Bahá’u’lláh et l’Ere Nouvelle, p. 197).

 

Les Maisons d’Adoration [2]

‘Abdu'l-Bahá décrit le Mashriqu'l-Adhkar comme "une des institutions les plus vitales du monde" et précise le genre d'institutions qu'il y a lieu d'envisager pour entourer la Maison d'adoration : un hôpital, une pharmacie, une maison d'accueil pour voyageurs, une école pour orphelins, une université et une maison de retraite.

"Ô peuples du monde ! Édifiez dans tous les pays des maisons d'adoration au nom de celui qui est le Seigneur de toutes les religions. Faites-les aussi parfaites qu'il est possible en ce monde contingent et ornez-les de ce qui leur convient, et non d'images ou d'effigies. Puis, d'une joie radieuse, célébrez-y la louange de votre Seigneur, le Très-Compatissant. En vérité, son souvenir réjouit les yeux et illumine le cœur".

Bahá'u'lláh - Kitáb'i'Aqdas

 

Bahá'u'lláh n'a donné aucune indication pour la construction des maisons d'adoration. Néanmoins, ‘Abdu'l-Bahá a précisé qu'elles devaient être de forme circulaire et posséder neuf côtés. L'usage de chaire est proscrit dans les maisons d'adoration ce qui exclut les commentaires, les prêches ou les sermons. "Dans l'avenir, des maisons d'adoration seront construites dans chaque ville et chaque village" Kitáb-i-Aqdas, note 53, page 125. Jusqu'à présent, huit maisons d'adoration ont été construites par la Communauté bahá'íe et des plans et dessins ont été approuvés pour d'autres constructions.

MMchili
 


                                                           9.

 

 

MMdelhi MMsamoas MMpanama MMallemagne MMaustralie MMkampala MMchicago
 

 

 

 

 


            8                      7                      6                      5                      4                      3                      2

MMturkistan
 


                                                           1.

 

 

 

 

 

            9. Projet au Chili, Amérique du Sud

            8. Bahapour, près de New Delhi, Indes - 1986

            7. Apia, iles Samoas - 1984

            6. Panama - 1972

            5. Langenhain, Allemagne – 1960 ?

            4. Sydney, Australie - 1961

            3. Kampala, Ouganda - 1961

            2. Wilmette, Illinois, USA - 1953

            1. Ancienne Maison Mère à Ishqabat dans le Turkestan proche de l'Iran – 1929.

    Aujourd’hui, détruite.

 


Le Pélerinage

Les écrits bahá’ís prévoient l’obligation pour les croyants d’effectuer au moins une fois dans leur vie un pèlerinage. Celui-ci doit théoriquement s’effectuer en Iran et en Iraq sur les traces de Bahá’u’lláh. Mais actuellement la situation politique ne permet pas de se rendre en pèlerinage dans ces pays, c’est pourquoi cette obligation est considérée comme accomplie par un pèlerinage de neuf jours à Saint Jean d’Acre et à Haïfa (centre spirituel et administratif de la foi bahá’íe).

Il faut toutefois noter que l’obligation d’effectuer un pèlerinage n’existe que si l’on a les moyens de l’accomplir, et qu’il est interdit de s’endetter pour cette raison.

 

Le Don ou Droit de Dieu

Dans le cadre de leur vie au service de l’humanité les bahá’ís contribuent régulièrement aux fonds qui soutiennent le travail de leur communauté religieuse. Il s’agit d’une obligation spirituelle qui relève de la conscience de chaque individu sans aucune obligation ou contrôle par la communauté. Il en va de même pour le paiement du Droit de Dieu.

Le Huqúqu’lláh, ou « Droit de Dieu », est une loi majeure et une institution sacrée. S’il possède des biens au-delà d’un certain seuil (qui inclut notamment habitation principale et biens nécessaires à l’exercice d’une profession), le croyant est invité à payer 19% de la valeur dépassant ce seuil. Cette règle, qui vise à une meilleure répartition des richesses, est une obligation de conscience laissée à l’entière discrétion de chacun, et qui ne peut être observée que dans un certain esprit : « Maintes et maintes fois nous avons écrit et décrété que personne n’a le droit de solliciter un tel paiement. Le huqúqu’lláh, qu’une personne offre de son plein gré, avec la plus grande joie et un extrême plaisir, peut être accepté, sinon cette acceptation n’était et n’est pas permise. » (Bahá’u’lláh, Compilation Huqúqu’lláh ou le Droit de Dieu, n° 32, p.16).

 

Les Institutions Baha’íes

Les institutions baha'íes sont une partie inséparable de la révélation, soit qu'elles aient été ordonnées par Bahá'u'lláh lui- même, soit qu'elles soient l'œuvre de ‘Abdu'l-Bahá, du Gardien ou de la Maison Universelle de Justice. L'autorité de 'Abdu'l-Bahá est incontestable à cet égard. Elle découle du Livre des Lois, le Kitáb-i-Akdás.

 

            Le Gardiennat

Dans son Testament, ‘Abdu’l-Bahá nomma Shoghi Effendi comme premier Gardien de la Foi bahá’íe. Cette fonction était destinée à rester dans la famille de Bahá’u’lláh, le premier fils de Shoghi Effendi devant en hériter s’il présentait les qualités requises pour cette fonction. Dans le cas contraire un autre de ses descendants, nommé par le Gardien de son vivant, devait prendre la suite. Shoghi Effendi décéda en 1957 sans héritier et sans avoir nommé de successeur. La Maison Universelle de Justice, élue en 1963, arriva à la conclusion que la lignée des Gardiens était éteinte, les conditions requises par le Testament de ‘Abdu’l-Bahá n’étant pas remplies, et la compétence de nommer un nouveau Gardien ne figurant pas parmi ses propres attributions.

 

            La Maison Universelle de Justice - MUJ

Instaurée par Bahá’u’lláh pour devenir l’autorité suprême de la Foi bahá’íe, la Maison universelle de justice a vu le jour en 1963, lorsque les membres des Assemblées spirituelles nationales du monde entier ont élu pour la première fois les neuf membres de cette institution. La Maison de justice dirige les affaires spirituelles et administratives de la Communauté internationale bahá’íe. Elle est la gardienne et le dépositaire des lieux saints bahá’ís et autres propriétés situées en Terre sainte. Dotée par Bahá’u’lláh du pouvoir de légiférer sur toutes les questions non expressément stipulées dans les écrits bahá’ís, cette institution est chargée de conduire la communauté bahá’íe à travers les aléas d’un monde en éternelle mutation. Elle est nouvellement élue tous les cinq ans. Elle est située en Terre Sainte à Haïfa en Israël.

 

 

            L’Assemblée Spirituelle Nationale - ASN

Au niveau national les communautés bahá’íes sont dirigées par des Assemblées spirituelles nationales composées de neuf membres élus une fois par an à l’occasion de Ridván (fin avril) par la Convention nationale. Celle-ci est formée de délégués élus dans des circonscriptions électorales au niveau régional. Tout croyant de plus de 21 ans résidant dans le pays est éligible.

 

            Les Assemblées Spirituelles Locales - ASL

Les Assemblées Spirituelles Locales sont formées de neuf membres élus annuellement le 21 avril, pendant la période de Ridván (voir fêtes bahá’íes). Tous les croyant âgés de plus de 21 ans résidant dans la localité sont électeurs et éligibles (voir élections bahá’íes). La juridiction d’une Assemblée spirituelle locale correspond au territoire d’une commune. L’Assemblée organise et gère les affaires de la communauté au niveau local. Elle peut aussi, en cas de besoin, se faire assister dans sa tâche par des comités nommés à cette fin.

 

Les institutions locales et nationales (Assemblées spirituelles) sont élues chaque année, la Maison Universelle de Justice est élue tous les cinq ans. Aucun individu ne jouit d’un quelconque pouvoir, toute décision ne pouvant être prise que par une institution collégiale, composée de neuf personnes.

 

            Les Institutions Nommées

-          Conseillers continentaux

-          Les Membres du corps auxiliaire exerçant leurs fonctions dans un pays déterminé ou une partie de celui-ci

-          Les assistants de ces Membres

 

Les institutions nommées n’ont ni autorité pour prendre des décisions, ni fonctions sacerdotales, et elles n’ont pas non plus le droit d’interpréter les Ecrits Saints, chaque croyant devant lire les textes et s’efforcer de les comprendre par et pour lui-même.

La spécificité des élections bahá’íes est l’absence de candidats, de programmes, de campagne électorale, et d’esprit partisan : en un mot, de toutes les caractéristiques des élections politiques telles que nous les connaissons.

 

Lorsqu’une institution bahá’íe est élue, tous les membres de la communauté âgés de plus de 21 ans sont à la fois électeurs et éligibles. L’élection se déroule dans une atmosphère de prière et de recueillement, dans laquelle chaque électeur s’efforce de trouver, « sans la moindre trace de passion ni de préjugé, et sans tenir compte de la moindre considération matérielle, les noms de ceux qui, seuls, peuvent le mieux réunir les qualités nécessaires de loyauté incontestable, de dévouement désintéressé, d’esprit bien formé, de compétence reconnue et de mûre expérience. » (Shoghi Effendi)

 

Ni les personnes susceptibles de présenter les qualités requises, ni les résultats des élections ne font l’objet de commentaires ou de discussions entre les croyants. En cas de ballotage entre deux personnes dont l’une est issue d’une minorité, par exemple ethnique, c’est à cette personne qu’est donnée la priorité.

 

La Consultation

La « consultation » est un terme employé par les bahá’ís pour désigner un processus de prise de décisions en groupe sur le mode de la concertation. La consultation est utilisée aussi bien dans la communauté bahá’íe que dans la sphère familiale.

Plus qu’une technique de communication, la consultation bahá’íe est un mode de fonctionnement nécessitant un certain état d’esprit. Elle est basée sur la conviction que nul ne peut prétendre détenir la vérité, et que le meilleur moyen de s’approcher de cette vérité, et de trouver des solutions aux problèmes traités est la sagesse collective.

Une telle attitude n’implique toutefois pas de renoncer à exprimer un avis. Au contraire, la franchise est indispensable. Un travail sur soi est alors nécessaire : il est interdit de minimiser l’opinion d’autrui, et d’autre part nul ne doit se sentir offensé si son opinion ne recueille pas l’assentiment des participants.

L’objectif de la consultation bahá’íe est dans l’idéal de parvenir à un avis unanime, mais lorsque ceci s’avère impossible, c’est l’avis de la majorité qui prévaut. Tous les participants se rallieront alors à la décision prise, sans arrière-pensée, mais avec la certitude que la mise en œuvre de cette décision montrera si celle-ci était ou non appropriée, et que toute erreur peut être ultérieurement corrigée, dans la mesure où tous travaillent dans un même sens.

 

Les Ecrits baha’is

 

            Ecrits Saints

 

            Báb

-          la Bayan Persan

-          le Bayan arabe

-          Sélection choisie des Ecrits du Báb

-          Sélection du livre des sept preuves de la mission du Báb

 

            Bahá’u’lláh

-          Asl-i-kullu’l-Khayr                                     (Paroles de sagesse) (1)

-          Bishárát                                          (Les bonnes Nouvelles) (1) – période d’Acre

-          Chihár-Vádí                                                           (Les Quatre Vallées) – période Bagdad

-          Haft-Vádí                                                   (Les Sept Vallées) – période Bagdad

-          Ishráqát                                           (Splendeurs) (1) – période d’Acre

-          Javáhiru’l-Asrár                                          (Joyaux des Mystères Divins)

-          Kalimát-i-Firdawsíyyih                              (Paroles du Paradis) (1) – période d’Acre

-          Kalimát-i-Maknunih                                   (Les Paroles Cachées) – 1858, bord du Tigre – période Bagdad

-          Kitáb                                               Livre de Prières

-          Kitáb-i-Ahd                                                (Livre de l’alliance) (1) – période d’Acre –Testament de Baha’u’lláh

-          Kitáb-i-Aqdas                                            (Livre le Plus Saint) - 1873 – période d’Acre, Maison de ‘Abbúd

-          Kitáb-i-Badí’                                              – période Andrinople

-          Kitáb-i-Iqán                                                (Livre de la Certitude) – 1862 – période Bagdad

-          L’appel du Seigneur des Armées

-          La Proclamation de Bahá’u’lláh

-          Lawh                                                          Tablette du Feu – période d’Acre

-          Lawh                                                          Tablette de Guérison

-          Lawh                                                          Tablette du Juste

-          Lawh-i-’Ahmad en arabe                           adressée à Ahmad de Yazd – période Andrinople

-          Lawh-i-’Ahmad en persan                         (Tablette d’Ahmad) adressée à Háji Mirzá ’Ahmad-i-Kásháni – période Andrinople

-          Lawh-i-Aqdas                                            (Tablette Très Sainte) (1) – période d’Acre

-          Lawh-i-Ard’i’Bá                                        (Tablette du pays de Bá) (1) – 1879 -  – période d’Acre

-          Lawh-i-Bahá                                              – période Andrinople

-          Lawh-i-Burhán                                           (Tablette de la preuve) (1) – période d’Acre

-          Lawh-i-Dunyá                                            (Tablettes du monde) (1) – période d’Acre

-          Lawh-i-Hikmat                                           (Tablette de la Sagesse) (1) – période d’Acre

-          Lawh-i-Húriyyih                                        (Tablette de la Vierge) – période Bagdad

-          Lawh-i-Ibn-i-Dhi’b                                    (Tablette au fils du loup)1981 – période d’Acre

-          Lawh-i-Karmil                                            (Tablette du Carmel) (1)

-          Lawh-i-Khalíl                                             adressée à Hájí Muhammad-Ibráhím de Qazvín – période Andrinople

-          Lawh-i-Kullu’t-Ta’ám                                (Tablette de toute nourriture) – période Bagdad

-          Lawh-i-Laylatu’l-Quds                              (Tablette de la sainte nuit) – période Andrinople

-          Lawh-i-Malláhul’l-Quds                            (Tablette du saint Nautonier) – période Bagdad

-          Lawh-i-Maqsúd                                          adressée à Mirzá Maqsúd

-          Lawh-i-Nápulyún                                       (Tablette à Napoléon III – 1er) – période Andrinople

-          Lawh-i-Nápulyún                                       (Tablette à Napoléon III- 2ème) – période d’Acre

-          Lawh                                              (Tablette au Pape Pie IX) – période d’Acre

-          Lawh                                              (Tablette au Tsar AlexandreII) – période d’Acre

-          Lawh                                              (Tablette à la Reine Victoria) – période d’Acre

-          Lawh-i-Maqsud                                          (Tablette de Maqsud) (1)

-          Lawh-i-Naqús                                            (Tablette de la cloche) – période Constantinople

-          Lawh-i-Nasír                                              adressée à Hájí Muhammad-Nasír de Qazvín – période Andrinople

-          Lawh-i-Rúh                                                (Tablette de l’Esprit) – période Andrinople

-          Lawh-i-Salmán                                           – période Andrinople

-          Lawh-i-Siráj                                               adressée à Mullá ’Ali-Muhammad-i-Siráj – période Andrinople

-          Lawh-i-Siyyid-i-Mihdíh-i-Dahají               (Tablette de Siyyid’i’Mihdíh’i’Dahají) (1)

-          Lawh-i-Sultán                                            (Tablette à Násiri’d-Dín Sháh) – période Andrinople

-          Madínatu’r-Ridá                                        (La Cité de l’acquiescement) – période Bagdad

-          Madínatu’t-Tawhíd                                    (La Cité de l’Unité) – période Bagdad

-          Mathnavíy-i-Mubárak                                – période Constantinople

-          Quasídiy-i-Varqu’iyyih                              (Ode de la colombe) – période Kurdistan

-          Sahífiy-i-Shattíyyih                                    (Le Livre de la rivière) – période Bagdad

-          Suratu-i-Haykal                                          (Sourate du Temple)

-          Súriy                                                Epître du Ridván – Jardin du Ridván

-          Súriy-i-‘Ibád                                               (Epître aux serviteurs) adressé à Siyyid Mihdíy-i-Dahijí – période Andrinople

-          Súriy-i-Amr                                                (Epître du commandement)

-          Súriy-i-Asháb                                             (Epître aux compagnons) – période Andrinople

-          Súriy-i-Damm                                             (Epître du sang) – période Andrinople

-          Súriy-i-Ghusn                                             (Epître de la Branche) – période Andrinople

-          Súriy-i-Hájj                                                 (deux épîtres de pèlerinage) – période Andrinople

-          Súriy-i-Haykal                                            (Epître du Temple) – période d’Acre

-          Súriy-i-Mulúk                                             (Epître aux souverains) – période Andrinople

-          Súriy-i-Vafá                                                           (Epître à Vafá) (1)

-          Tajallíyát                                                     (Effulgences) (1) – période d’Acre

-          Tarázát                                                        (Ornements) (1) – période d’Acre

 

(1) dans les Tablettes de Bahá’u’lláh

 

            Abdul’Bahá

-          L’art Divin de Vivre

-          Le secret de la Civilisation Divine

-          Le Testament d’Abdu’l-Bahá

-          Les Causeries d’Abdu’l-Bahá à Paris

-          Les Causeries d’Abdu’l-Bahá à Londres

-          Les leçons de Saint-Jean d’Acre

-          Les Tablettes du Plan Divin

-          Lettre au Professeur Auguste Forel

-          Tablette d’Abdu’l-Bahá à Breakwell

-          La catastrophe du Titanic

-          Tablette d’Abdu’l-Bahá pour l’anniversaire du martyre du Báb

-          Mémorial des Fidèles

-          Sélection des Ecrit d’Abdu’l-Bahá

 

            Shoghi Effendi

-          Dieu passe près de nous

-          La dispensation de Bahá’u’lláh

-          Voici le jour promis

-          L’Ordre mondial de Bahá’u’lláh

-          Appel au Nations

-          L’avènement de la justice divine

 

            Ecrits d’Erudits

-          Nabil-i-a'zam – Les chroniques de Nabil

-          Ruhiyyih Rabbani – La perle inestimable

-          H. M. Balyuzi – Dans la Gloire du Père

-          Adib TaherzadehLa Révélation de Bahá’u’lláh (3 volumes)

-          Adib Taherzadeh – Ascension de Bahá’u’lláh

-          M. Furutan – Histoires de Bahá’u’lláh

-          Louis Hénuzet

o   Commentaire sur « Les sept et quatre vallées »

o   L'Alliance

o   Bref aperçu historique de la vie de Bahá'u'lláh

o   La continuité de la révélation dans le Judéo-Christianisme

o   Dieu & la création

o   Les fêtes Bahá’ies

o   Initiation à l’étude des religions du Livre

o   Introduction à l’étude du Kitáb’i’Aqdas

o   Les Manifestations de Dieu

o   L’Ordre Administratif de Bahá’u’lláh

o   L’Unité du Genre Humain

-          JE. Esslemont – Bahá’u’lláh et l’Ere Nouvelle

-          William S. Hatcher & J. Douglas Martin – La Foi Bahá’íe

-          Jean-Marc Lepain

o   Archéologie du Royaume de Dieu

 

Qu’est ce qu’un Baha’í

Un être humain qui tente, grâce aux Ecrits Saints de la Foi Bahá’íe mais également grâce à tous les Ecrits Saints, d’atteindre les qualités suivantes : la dévotion à Dieu ; la recherche de la vérité ; l’amour de Dieu ; le détachement ; l’obéissance aux Lois de Dieu ; le service à l’humanité ; l’enseignement de la Foi; la courtoisie et le respect ; l’œil aveugle au péché (un bahá’í ne juge pas); l’humilité ; la sincérité, la bienveillance, la probité et la connaissance de soi.

 

La Foi Bahá’íe en France

La Foi bahá’íe a été introduite en France en 1898. En un siècle d’existence, elle s’est implantée dans plus de 500 localités. En effet, en 1865 la publication du livre « Religions et philosophies de l’Asie centrale » du comte Arthur de Gobineau révéla l’existence de cette nouvelle religion à l’opinion publique française.

La première bahá’íe en France fut une Américaine résidant à Paris et nommée May Bolles. En 1898 elle entendit parler pour la première fois du message bahá’í, auquel elle adhéra immédiatement. Elle forma dans la capitale le premier groupe bahá’í d’Europe. Ce groupe comptait 25 membres dont un grand nombre d’artistes et d’étudiants.

On retiendra entre autres les noms d’Hippolyte Dreyfus, premier bahá’í français, de Victor et Elise Ponsonaille, fondateurs de la première école bahá’íe pour enfants défavorisés, ou encore de Laura Barney, chevalier puis officier de la légion d’honneur pour son action humanitaire et en faveur de la condition féminine.

 

            En octobre 1911, ‘Abdu’l-Bahá qui était alors à la tête de la jeune communauté mondiale, arriva à Paris où il séjourna 9 semaines au 4 avenue de Camoëns, non loin de la Tour Eiffel.Abdu’l-Bahá donna ainsi 51 causeries. Il affirma que lorsque le peuple français se serait libéré du scepticisme et du matérialisme, il insufflerait à l’Europe la vitalité et l’enthousiasme nécessaires au changement des mentalités et à l’abolition des racismes et des nationalismes.

La communauté bahá’íe bénéficie aujourd’hui en France du statut d’association cultuelle régulière.

 

Sites WEB

-          Site Bahá’í mondial

o   http://www.bahai.org/

-          Site Bahá’í Français

o    http://www.bahai.fr/

-          Religare

o   http://www.religare.org/

 

Site privé – Royat : http://www.royat-bahai.org

Site privé – Emission radiophonique « Côté Soleil » sur Radio Altitude 97 MHz : http://www.cotesoleil.org

 

Coordonnées de l’ASN - France

 

Assemblée Nationale Bahá'íe

Association Cultuelle Bahá'íe de France

45, rue Pergolèse,

F-75 116 Paris

France

 

+33 (0)1 45.00.90.26

 

 

 


Conclusion

 

 

Si nous voulons être fidèles à l'esprit qu'elle implique, nous devons considérer la révélation de Bahá'u'lláh - dont la mission suprême n'est autre que de réaliser l'Unité organique et spirituelle du corps entier des Nations - comme le signal de l'accès à la majorité de toute la race humaine.

 

Il faut la voir, non pas comme une simple renaissance de plus dans la fortune toujours mouvante de l'humanité, ni comme un stade plus avancé que les autres dans la chaîne des révélations progressives, ni même comme la culmination de l'une de ces séries de cycles prophétiques périodiques, mais plutôt comme le dernier stade, le sommet le plus élevé que puisse atteindre, en son étonnante évolution, la vie collective de l'homme sur cette planète.

 

L'émergence d'une communauté universelle, le sentiment d'un civisme mondial, la fondation d'une culture et d'une civilisation communes à tous les peuples de la terre - choses qui doivent toutes coïncider avec les premiers stades du développement de l'âge d'or de l'ère bahá'íe -  représentent par leur nature même, pour ce qui est de notre vie sur cette planète, la limite extrême que puisse atteindre l'organisation de la société humaine; encore que l'être humain, en tant qu'individu et en conséquence même d'un tel accomplissement, doive à vrai dire poursuivre indéfiniment sa progression et son développement.

Shoghi Effendi, Appel aux nations, p. 41-42.

 

 

 

 

P. Leroy

Le 25 Avril 2006 - Royat

 


Références Bibliographiques

 

[1] Hénuzet Louis (2001)  Bref aperçu historique de la vie de Bahá’u’lláh. Ed. Maison d’Edition baha’ies, 205 rue du Trône 1050 Bruxelles, Belgique. ISBN 2-87203-054-9

 

[2] Hénuzet Louis, Les manifestations de Dieu sur : http://www.bahai-biblio.org

 

[4] Sears W (1973) Voleur dans la nuit. Ed. Maison d’Edition baha’ies, 26 rue Saint-Quentin, 1040 Bruxelles, Belgique. D 1973-1547-9

 

[5] Site Baha’i France : http://www.bahai.fr

 

[6] Causerie de ‘Abdu’l-Bahá à Paris. Ed. Maison d’Edition Baha’ies, 205 rue du Trône, 1050 Bruxelles, Belgique. ISBN 2 87203-006-9

 

[7] ‘Abdu’l-Bahá à Londres. Ed. Maison d’Edition Baha’ies, 205 rue du Trône, 1050 Bruxelles, Belgique. ISBN 2-87203-040-9